Interview de Sylvain Chavanel,10eme du Criterium du Dauphine Libere,porteur du maillot a pois lors de la premiere semaine du Tour de France 2007.
Quel bilan tirez-vous de votre saison 2007 ?
D'un point de vue personnel, la saison 2007 a été difficile car j'ai fait beaucoup d'épreuves du ProTour avec des coureurs de très bon niveau. Néanmoins, j'ai fait de très belles places dans les courses importantes. Les objectifs que je m'étais fixé en début d'année ont été respectés et notamment dans les contres la montre. Pour la première fois de ma jeune carrière, j'ai participé à deux grands tours. Début juillet au Tour de France et au mois de septembre au Tour d'Espagne. Là, en ce mois d'octobre, je sature complètement.
Quels sont les meilleurs moments de votre saison ?
Les meilleurs moments resteront mes contres la montre. Le premier fut celui du Critérium du Dauphiné Libéré, même si je perds 4 places au classement général final lors de la dernière étape, et le deuxième lors du contre la montre à Albi sur le Tour de France.
Et les plus mauvais moments ?
Cela restera sans aucun doute ma chute lors du Tour d'Espagne où j'ai eu des petits soucis avec une contusion à une côte, ce qui m'a empêché de respirer correctement. Le fait de ne pas être à 100 % sur une course comme le Tour d'Espagne, cela se paie cash.
Comment avez-vous vécu le retrait de votre équipe sur le Tour de France ?
Sur le moment même, cela s'est très bien passé. Après j'ai eu un petit regret car le Tour arrivait chez moi à Angoulême et je voulais prouver à tous mes supporters que j'étais capable de réitérer mon bon contre la montre d'Albi et que j'avais ma place dans ce style de compétition. Sur le Tour de France 2007, il y a eu très peu d'étapes pour les baroudeurs, les seuls qui ont réussi sont Cédric Vasseur, Daniele Bennati et Sandy Casar. Vous enlevez toutes les étapes de montagnes, les étapes de plat et les contres la montre, il ne reste plus rien, sauf la dernière semaine où il y avait la possibilité de gagner une victoire d'étape et je suis passé à coté. Sur ce Tour de France 2007, j'ai été très souvent devant et tout le monde a pu voir ma volonté de bien faire. Malheureusement pour moi, tout cela s'est arrêté 5 cinq jours trop tôt.
Après votre déception du Tour de France, aviez-vous envie de participer au Tour d'Espagne ?
Bien sur que oui. Le mois d'août a été très calme pour moi. Je n'ai fait que très peu de critérium et lors de mon retour à la compétition sur le Tour du Limousin, nous avons été arrosé presque tous les jours. Quand je suis arrivé sur le Tour d'Espagne, j'étais très motivé pour bien faire mais malheureusement cette chute en a décidé autrement.
Suite à votre chute, n'avez-vous pas été déçu de votre Vuelta ?
Non car j'étais venu sur le Tour d'Espagne pour découvrir, surtout pour savoir ce que cela faisait de participer à deux grands tours l'un derrière l'autre et j'ai beaucoup appris sur cette épreuve. Pour bien marcher sur le Tour d'Espagne, cela n'est pas très compliqué, il faut simplement arriver avec un peu plus de force qu'au Tour de France et vous pouvez faire un bon résultat au classement général.
Votre sélection pour les championnats du monde vous a-t-elle surprise ?
Non pas du tout. J'étais apte à faire ces championnats du monde sur route. Je suis sorti du Tour d'Espagne en bonne condition. Je souhaitais absolument participer à la Vuelta car on m'avait dit que cette épreuve était un bon tremplin pour les championnats du monde. Maintenant, pour marcher au Mondial, il fallait être très fort. Celui-ci se déroulait sur une distance de 267 kilomètres et vu que sur le Tour d'Espagne je n'ai pas rallongé les étapes, fatalement au bout de 250 kilomètres de course, j'étais cuit.
Sylvain, avez-vous fait un entraînement spécifique pour les championnats du monde ?
Non pas du tout. C'était impossible car entre la Vuelta et le Mondial il n'y avait que 6 jours d'écart. J'ai donc préféré récupérer car je suis revenu d'Espagne très fatiqué du fait d'avoir été devant tous les jours.
Lors de ces Mondiaux de Stuttgart. Pensez-vous que tous les coureurs sélectionnés avaient leur place ?
Je pense que oui. Je ne suis pas sélectionneur mais je crois qu'à un moment donné il faut bien mettre une première fois des nouveaux coureurs. La sélection de certains coureurs a fait des heureux mais aussi des déçus. Pour ces championnats du monde 2007, il y avait un bon groupe et nous avons bien rigolé.
Quel était votre objectif lors de ces championnats du monde ?
Tout d'abord, il y avait trois coureurs protégés, Fedrigo, Voeckler et moi-même, pour être présent en fin de course. Au fil des tours, il y a eu devant Turpin et Fedrigo, moi en retrait et Voeckler derrière. A la fin, il y avait 10 coureurs vraiment au dessus du lot et derrière le groupe Turpin-Fedrigo. De mon coté, je pense que c'était faisable mais j'étais trop limite et de plus j'avais des crampes.
Un avis sur la victoire de Paolo Bettini ?
J'aime bien ce style de coureur avec du tempérament. Il est pour moi un beau champion et quelqu'un d'humain. Pour ma part, je discute très peu avec lui, mais quand on se voit il dit toujours bonjour et surtout il est très correct vis-à-vis de ses adversaires. Pour le moment, tout ce qui se passe à droite et à gauche ne sont que des rumeurs, malheureusement, c'est l'image du cyclisme qui en souffre.
Qu'allez-vous faire pendant la trêve hivernale ?
Je vais travailler très fort cet hiver pour faire une excellente saison 2008, surtout un bon début de saison. Je souhaite également reprendre le cyclo cross. En effet, cela fait deux années que je n'ai plus fait de cyclo cross et je reste persuadé que pour bien marcher en début de saison il faut faire un peu d'exercice de ce genre.
Merci à Sylvain Chavanel pour sa disponibilité.
Interview réalisée par Pascal Linget
Quel bilan tirez-vous de votre saison 2007 ?
D'un point de vue personnel, la saison 2007 a été difficile car j'ai fait beaucoup d'épreuves du ProTour avec des coureurs de très bon niveau. Néanmoins, j'ai fait de très belles places dans les courses importantes. Les objectifs que je m'étais fixé en début d'année ont été respectés et notamment dans les contres la montre. Pour la première fois de ma jeune carrière, j'ai participé à deux grands tours. Début juillet au Tour de France et au mois de septembre au Tour d'Espagne. Là, en ce mois d'octobre, je sature complètement.
Quels sont les meilleurs moments de votre saison ?
Les meilleurs moments resteront mes contres la montre. Le premier fut celui du Critérium du Dauphiné Libéré, même si je perds 4 places au classement général final lors de la dernière étape, et le deuxième lors du contre la montre à Albi sur le Tour de France.
Et les plus mauvais moments ?
Cela restera sans aucun doute ma chute lors du Tour d'Espagne où j'ai eu des petits soucis avec une contusion à une côte, ce qui m'a empêché de respirer correctement. Le fait de ne pas être à 100 % sur une course comme le Tour d'Espagne, cela se paie cash.
Comment avez-vous vécu le retrait de votre équipe sur le Tour de France ?
Sur le moment même, cela s'est très bien passé. Après j'ai eu un petit regret car le Tour arrivait chez moi à Angoulême et je voulais prouver à tous mes supporters que j'étais capable de réitérer mon bon contre la montre d'Albi et que j'avais ma place dans ce style de compétition. Sur le Tour de France 2007, il y a eu très peu d'étapes pour les baroudeurs, les seuls qui ont réussi sont Cédric Vasseur, Daniele Bennati et Sandy Casar. Vous enlevez toutes les étapes de montagnes, les étapes de plat et les contres la montre, il ne reste plus rien, sauf la dernière semaine où il y avait la possibilité de gagner une victoire d'étape et je suis passé à coté. Sur ce Tour de France 2007, j'ai été très souvent devant et tout le monde a pu voir ma volonté de bien faire. Malheureusement pour moi, tout cela s'est arrêté 5 cinq jours trop tôt.
Après votre déception du Tour de France, aviez-vous envie de participer au Tour d'Espagne ?
Bien sur que oui. Le mois d'août a été très calme pour moi. Je n'ai fait que très peu de critérium et lors de mon retour à la compétition sur le Tour du Limousin, nous avons été arrosé presque tous les jours. Quand je suis arrivé sur le Tour d'Espagne, j'étais très motivé pour bien faire mais malheureusement cette chute en a décidé autrement.
Suite à votre chute, n'avez-vous pas été déçu de votre Vuelta ?
Non car j'étais venu sur le Tour d'Espagne pour découvrir, surtout pour savoir ce que cela faisait de participer à deux grands tours l'un derrière l'autre et j'ai beaucoup appris sur cette épreuve. Pour bien marcher sur le Tour d'Espagne, cela n'est pas très compliqué, il faut simplement arriver avec un peu plus de force qu'au Tour de France et vous pouvez faire un bon résultat au classement général.
Votre sélection pour les championnats du monde vous a-t-elle surprise ?
Non pas du tout. J'étais apte à faire ces championnats du monde sur route. Je suis sorti du Tour d'Espagne en bonne condition. Je souhaitais absolument participer à la Vuelta car on m'avait dit que cette épreuve était un bon tremplin pour les championnats du monde. Maintenant, pour marcher au Mondial, il fallait être très fort. Celui-ci se déroulait sur une distance de 267 kilomètres et vu que sur le Tour d'Espagne je n'ai pas rallongé les étapes, fatalement au bout de 250 kilomètres de course, j'étais cuit.
Sylvain, avez-vous fait un entraînement spécifique pour les championnats du monde ?
Non pas du tout. C'était impossible car entre la Vuelta et le Mondial il n'y avait que 6 jours d'écart. J'ai donc préféré récupérer car je suis revenu d'Espagne très fatiqué du fait d'avoir été devant tous les jours.
Lors de ces Mondiaux de Stuttgart. Pensez-vous que tous les coureurs sélectionnés avaient leur place ?
Je pense que oui. Je ne suis pas sélectionneur mais je crois qu'à un moment donné il faut bien mettre une première fois des nouveaux coureurs. La sélection de certains coureurs a fait des heureux mais aussi des déçus. Pour ces championnats du monde 2007, il y avait un bon groupe et nous avons bien rigolé.
Quel était votre objectif lors de ces championnats du monde ?
Tout d'abord, il y avait trois coureurs protégés, Fedrigo, Voeckler et moi-même, pour être présent en fin de course. Au fil des tours, il y a eu devant Turpin et Fedrigo, moi en retrait et Voeckler derrière. A la fin, il y avait 10 coureurs vraiment au dessus du lot et derrière le groupe Turpin-Fedrigo. De mon coté, je pense que c'était faisable mais j'étais trop limite et de plus j'avais des crampes.
Un avis sur la victoire de Paolo Bettini ?
J'aime bien ce style de coureur avec du tempérament. Il est pour moi un beau champion et quelqu'un d'humain. Pour ma part, je discute très peu avec lui, mais quand on se voit il dit toujours bonjour et surtout il est très correct vis-à-vis de ses adversaires. Pour le moment, tout ce qui se passe à droite et à gauche ne sont que des rumeurs, malheureusement, c'est l'image du cyclisme qui en souffre.
Qu'allez-vous faire pendant la trêve hivernale ?
Je vais travailler très fort cet hiver pour faire une excellente saison 2008, surtout un bon début de saison. Je souhaite également reprendre le cyclo cross. En effet, cela fait deux années que je n'ai plus fait de cyclo cross et je reste persuadé que pour bien marcher en début de saison il faut faire un peu d'exercice de ce genre.
Merci à Sylvain Chavanel pour sa disponibilité.
Interview réalisée par Pascal Linget




